Ils atterrirent tous les quatre dans la cuisine du Terrier dans des crac sonores qui firent sursauter Molly Weasley qui était en train de somnoler à la table de la cuisine, un magazine de « Sorcière-Hebdo » entre les mains.
Son magazine lui tomba des mains lorsqu'elle se précipita su Harry pour l'enlacer d'une forte étreinte :
« Oh ! Harry mon chéri ! Mais ... !, elle poussa un petit couinement de surprise, tu a encore maigri ! Cela ne fait même pas un mois que je t'ai quitter et tu a déjà dut perde trois kilos au moins !!
- Oh maman ! N' en rajoute pas non plus, lui dit Ron mi-amusé mi-exaspéré.
- Bon, il se fait tard, dit-elle en faisant mine de ne pas avoir entendu son fils. Allez, au lit tout le monde ! Et je ne veux surtout pas vous entendre parler toute la nuit !
Hermione, Ginny est déjà couchée alors fais attention à ne pas la réveiller. »
A ce moment là, Harry se rendit compte de l'absence de Ginny dans la pièce et eu un serrement au c½ur en pensant à cette fin d'après midi d'été dans le parc de Poudlard au bord du lac.
« Mais je me tiendrais à ma décision, pensa t-il avec détermination. En faisant cela, je lui sauve la vie et c'est plus important que le reste ! En faisant cela je ...
- Harry ! HARRY !
- Quoi ?!? L'élu regarda Ron en battant des paupières
- Sa fait deux minutes que je t'appelle et que tu reste les yeux plongés dans le vide !
- Ah ! Oui ! C'est sûrement la fatigue ! lui mentit-il.
- Tu viens ? Il faut qu'on aille se coucher si tu ne veux pas que maman s'énerve, lui dit-il en rigolant.
Ils montèrent se coucher à la suite d'Hermione mais s'arrêtèrent au milieu de l'escalier en entendant les voix de Mme Weasley et de Lupin :
- Comment se déroule ta mission Remus ? lui demanda Molly, l'air inquiet. Tu a l'air encore plus malade que l'autre fois ! Il faut arrêter d'y aller ! Cela devient de la folie ! Surtout depuis que Greyback ta vu à Poudlard te battre contre son camps !
- Mais je ne peux pas m'arrêter Molly ! Et tu le sais très bien ! Depuis que Greyback s'est montrer à Poudlard, les gens en veulent encore plus aux loups garous ! Il faut que j'essaie encore quelques mois au moins de les ramener vers nous ! Imagine tu les dégâts qu'ils pourraient causer au côté de Tu-Sais-Qui ? Non, il faut encore que j'essaie ! dit-il sans laisser le temps à Molly de répondre. Et puis, je ne m'approche plus du clan de Fenrir j'essaie seulement de ramener à nous des groupes de loups-garous isolés qui n'aiment pas vraiment l'autorité de Greyback.
- Mais ..., commença Mme Weasley.
- Non Molly, il est tard et je dois rentrer.
- Ton but est noble, Remus, mais je continue à croire que c'est de la folie ...
- Tu passera bien le bonjour à Arthur, et à demain soir-si je puis dire- pour la fête d'anniversaire ! fit-il comme s'il n'avait pas entendu la réponse de Mme Weasley.
- Je n'y manquerait pas et toi à Tonks bien sûr », lui répondis t-elle.
Remus Lupin se leva de sa chaise et sorti par la porte arrière de la cuisine. Il s'arrêta au milieu du potager et se retourna vers Mme Weasley en lui faisant un signe de la main, puis il disparut dans un crac sonore.
Harry suivit Ron à l'étage jusqu'à sa chambre, mais, au lieu de pénétrer dans celle-ci, Ron continua son chemin jusqu'à l'escalier qui menait au grenier.
- Euh, tu va où là au juste Ron ? lui demanda Harry
- Bill et Fleur prennent ma chambre jusqu'au mariage, dit-il avec un air assez mécontent.
Sa veut dire qu'on doit prendre l'ancienne chambre de Fred et George et tous les jours je découvre de nouvelles choses dégoûtantes dans cette pièces » dit-il avec un air de franc dégoût peint sur le visage.
Harry le comprenait parfaitement en repensant à la pastille de gerbe qu'il avais retrouvée collée sous son oreiller l'été dernier. Ou même du coquart qu'Hermione avait eu à l'½il en serrant un petit peu trop fort ce qui ressemblait à un télescope miniature.
Ils arrivèrent dans la chambre est se mirent directement au lit. Harry resta un instant les yeux ouverts en pensant a diverses choses, dont sa rencontre obligatoire avec Ginny demain. Encore une fois ses pensées se mirent à dériver vers elle et il s'endormit bercer par les ronflements sonore de Ron.
Le lendemain, Harry et Ron furent réveillés par le doux murmure de la voix de Mme Weasley :
-DEPECHEZ-VOUS DE VOUS LEVER !!! Non mais vraiment !!!Allez Ron lève-toi !!
Un grognement puissant s'éleva du lit à côté de celui de Harry, ce qui signifiait que Mme Weasley avait dû retirer les couvertures de son fils.
-Vous avez intérêt à être lavé, habillé et prêt à aider aux préparatifs dans un quart d'heure !"leur lança Mme Weasley avant de sortir de la chambre.
Harry et Ron se levèrent ...dix minutes plus tard.
Quand ils entrèrent dans la cuisine, propres et habillés, ils y découvrirent une agitation totale. Ron manqua de se prendre un plat de toast volant dans la figure et un balai passa juste entre les jambes de Harry.
-Tiens, Ron, vas poser ça sur la table dans le jardin, dit Charlie en posant un énorme vase granit, d'où sortait des magnifiques fleurs dans les mains de son frère.
-Mais, je n'ai pas encore eu le temps de manger quelque chose ! répliqua Ron.
-Tu n'avais qu'à te lever plutôt, lui lança Charlie d'un ton cinglant en s'éloignant en direction de sa mère qui portait une énorme pile d'assiettes.
Ron partit en direction du jardin, l'énorme vase dans les mains. Harry s'approcha d'un tableau accroché au mur de la cuisine, qui récapitulait les tâches qui devaient être exécutées pour le soir même. Lorsqu'on se décidait pour une tâche, on devait marquer son nom à côté et on en avait la charge. Ginny passa devant lui, sans un sourire, sans un regard, sans même un mot. Elle prit le stylo à côté du panneau et inscrit son nom à côté de « installation des guirlandes scintillantes (2 personnes)».Puis, tourna le dos à Harry et s'en alla. Hermione, qui avait observé la scène du coin de l'½il, s'approcha de lui et lui lança un regard qui voulait dire « eh bien, vas-y ! tu attends quoi ? ». Voyant que Harry ne réagissait pas, elle lui lança :
-Eh bien, qu'est-ce que tu attends ? et, sans attendre une réponse, elle sortit sa baguette, et inscrivit le nom de Harry à côté de celui de Ginny.
-Tu sais ce qu'il te reste à faire, dit-elle avant de s' éloigner l'air satisfait.
Harry prit une bonne respiration. Après tout, il faudrait bien qu'il parle à Ginny. Autant le faire maintenant. Il sortit dans le jardin et chercha Ginny des yeux.
- Ah, Harry !
C'était Mme Wealsey.
- J'ai vu que tu devais installer les guirlandes avec Ginny. Elle est partie les chercher à la cave.
A ce moment, un énorme carton muni de jambe et d'une chevelure rousse apparu.
- Attends Ginny, je vais t'aider, dit Harry. Wingardium Leviosa !, dit-il en agitant sa baguette.
Le carton s'éleva dans les airs et Mme Weasley repartit à ses tâches.
- Je pouvais très bien le porter toute seule, je n'avais pas besoin de toi, dit Ginny, sèchement.
- Je...je voulais juste t'aider...essaya de se rattraper Harry.
- Oui, mais j'aurais besoin que tu m'aides autrement qu'en portant de cartons, répliqua Ginny.
Harry ne savait pas trop ce qu'il devait comprendre.
- Mais...enfin Ginny, je ne peux pas – pas je ne veux pas - reprendre avec toi, je te l'ai déjà expliqué, ce serait trop dangereux.
- Oui, bien sûr c'est ça, et bien installer des guirlandes aussi c'est trop dangereux pour moi alors débrouilles-toi tout seul.
Et elle le planta là.
S'ensuivit pour Harry une longue méditation sur la façon de parler aux filles.
Quand il eut fini d'accrocher les guirlandes, il retourna à la cuisine.
- Bon, on va faire une petite pause, déclara Mme Weasley. Ensuite nous finirons les derniers préparatifs, et nous irons nous préparer pour la cérémonie. En attendant, thé à volonté et tarte à la mélasse !
Tout le monde s'installa –du moins essaya de trouver une place dans la cuisine des Weasley surpeuplée et Hermione s'installa à côté de Harry :
- Alors ? demanda-t-elle d'un ton enjoué. Comment ça s'est passé ?
- Désastreux, se lamenta Harry.
- Qu'est-ce qui est désastreux ? interrogea impunément Ron qui arrivait derrière eux.
- Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui c'est passé ? demanda Hermione sans faire attention à la remarque de Ron.
- Tu connais Ginny...elle ne se laisse pas faire...un vrai caractère de cochon...répondit Harry.
- Ca, pour sûr c'est une Weasley, ajouta Hermione.
- Qu'est-ce que tu entends part là ? demanda Ron, l'air frustré.
- TOUT LE MONDE SE REMET AU BOULOT !! cria Mme Weasley, et aussitôt tout le monde se leva pour reprendre les différentes tâches.
Une heure avant la cérémonie, tout le monde se prépara, les uns se pressants dans la salle de bains, les autres demandant sans cesse « et ça va comme ça ? Tu es sûr ? ». Enfin, quand tout le monde fût prêt, ils se dirigèrent vers le jardin, magnifiquement décoré et éclairé par le soleil couchant. Tout le monde prit place, puis Ginny et Gabrielle, toutes deux habillées d'une robe couleur argent qui leur allait parfaitement, s'avancèrent jusqu'à l'autel . Soudain, Harry se rendit compte que Ron bavait sur son épaule ; Il avait la bouche ouverte, les yeux rivés sur Fleur, qui arrivait dans une magnifique robe couleur blanc-argent, sa merveilleuse chevelure relevée. Elle avançait lentement, au rythme de la musique, tous les yeux rivés sur elle – tous, sauf ceux de Harry qui restaient résolument fixés sur Ginny, ne pensant a rien d'autre. La cérémonie commença, et l'esprit de Harry commença à vagabonder, loin, très loin de la cérémonie . Car, il y a peu de temps en arrière, ce n'était pas pour un mariage que tous le monde s'étaient rassemblés mais pour un enterrement. Harry sentit quelque chose tirer sur son pantalon. Il baissa les yeux, revenant à la réalité, et découvrit Dobby –habillé de son gilet sans manche jaune, de son n½ud papillon vert, avec des chaussettes –qu'il avait dû faire lui-même- et un des chapeaux qu'Hermione avait l'habitude de laisser traîner dans la salle commune des Gryffondor, en cinquième année. Mais Dobby n'était pas seul : à son bras se tenait une Winky pas très rassuré, méfiante, mais qui semblait heureuse d'être dehors.
- Dobby ! Mais qu'est-ce que tu fais là ? demanda Harry tout bas.
- Monsieur, comme Dobby est heureux de vous voir ! Mr Weasley, le grand ami de Harry Potter a invité Dobby et Winky à venir !
Puis il ajouta encore plus bas :
- Winky va mieux, monsieur, la mort de Mr Dumbledore lui a fait un tel choc ! Elle ne boit plus, monsieur !
Harry réussit à faire un maigre sourire à Dobby : la mort de Dumbledore était encore si proche ! Pourtant c'était Dobby qui avait raison : lui était encore en vie, il devait en profiter, et quelle meilleure occasion qu'un mariage pour cela ?
Ginny continua à ignorer Harry toute la soirée. Ron avait l'air de ne pas comprendre ce qu'il se passait, et Hermione se sentait coupable de l'accrochage qu'avaient eu Harry et Ginny dans l'après-midi. Finalement, la soirée ne fût pas très agréable pour tous les trois. Alors qu'ils étaient installés près de la maison, sur un petit banc, à l'écart du banquet, un crac sonore retentit à leurs oreilles et deux personnes apparurent.
C'était le professeur McGonagall et Hagrid.
- Harry ! s'exclama Hagrid, le visage fatigué. Tu vas bien ?
- Oui, ça va Hagrid, merci.
- Et vous, Ron, Hermione ?
- Ca va aussi, répondit Hermione.
Harry se tourna vers le professeur McGonagall , qui semblait plus vieille, plus fragile, plus fatiguée que jamais.
- Professeur...
- Pas ce soir, Potter, le coupa-t-elle, nous sommes seulement venu féliciter les jeunes mariés.
- Mais...
- Pas ce soir, j'ai dis.
Et elle s'éloigna vers la table des convives. Hagrid resta avec Harry, Ron et Hermione une bonne partie de la soirée, puis quand il partit, ils montèrent se coucher en grognant contre les escaliers trop raides ...